Incendie de la Maternité de la Ville d’Arles

Publié le par Le Secrétaire

Incendie de la Maternité de la Ville d’Arles
Quatre des seize prévenus accusés d'homicide et de blessures involontaires dans l'incendie mortel de la maternité d'Arles en 2003 ont été condamnés à de la prison avec sursis, aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Les douze autres ont été relaxés.
Une mère de 20 ans, Johanna Lopez, était morte asphyxiée et son bébé Lisa, né trois jours plus tôt, resté handicapé à vie des suites de l'incendie du 20 février 2003.
Dû à un court-circuit, l'incendie avait touché un bloc du bâtiment en préfabriqué abritant la maternité de l'hôpital Joseph-Imbert d'Arles, alors en rénovation.
Le directeur des services techniques de l'hôpital, délégué à la sécurité, ainsi que le contrôleur des installations électriques (un de nos collègues) ont été condamnés chacun à un an de prison avec sursis.
L'architecte et le constructeur du bâtiment temporaire ont été condamnés chacun à six mois avec sursis.
A l'exception de l'architecte, ils devront verser un total de 116.500 euros de dommages-intérêts à la famille de la jeune mère et au père de l'enfant.
Publicité

Publié dans Le mot du Secrétaire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Pour un jugement de ce type ou seule la responsabilité de l'intervenant a été engagée, ce qui n'est malheureusement plus une exception depuis quelques années, il semble nécessaire que la direction puisse aborder le thème de cet accident par une communication vers les salariés, rien n'étant plus désagréable que l'absence de point de vue officiel sur ce sujet comme si rien ne s'était passé. La défense des salariés par les avocats de l'entreprise, alors même que celle-ci n'est pas appelée à la cause, n'est manifestement pas une trés bonne chose. En effet, comment pour la défense du salarié expliciter au tribunal les défaillances éventuelles des méthodologies de travail mises en oeuvre dans l'entreprise (APAVE ou autres organismes de contrôle sans exception...) alors que ces explications pourraient éveiller les soupçons du juge sur l'éthique de l'entreprise elle même ?Dans un esprit constructif, la direction devrait accepter d'analyser ce problème réccurent avec les repésentants du personnel pour en tirer les leçons. Au niveau national, certaines organisations syndicales présentes dans les organismes de contrôle et de prévention (APAVE, SOSOTEC, NORISKO, QUALI CONSULT...) avaient appelé au deuxième semestre 2006 l'état, les directions des OCP, les autres syndicats à une table ronde sur le sujet de la "responsabilité des Intervenants".Peu ou pas de réponses en retour... pourquoi changer ce qui marche bien !!! attendons le prochain sinistre !Aussi, il sera question désormais d'interpeller au premier semestre 2008 les pouvoirs publics par le biais des médias pour forcer "gentiment" les parties prenantes à ouvir ce débat nécessaire.Il serait bon en interne que les intervenants techniques interpellent leur hiérarchie "légèrement" assoupie sur le sujet...
Répondre
M
Il est scandaleux que ni l'APAVE Sudeurope, ni Socotec n'aient même pas été "appelés à la Cause" dans ce procès alors que les "pots de terre" des organismes de contrôle, incriminés au départ on bien respecté les procédures mises en place par les intouchables "pots de fer".Quelle action a entrepris l'APAVE pour soutenir notre collégue dans ces moments difficile?
Répondre
B
Le jugement a été rendu cet après-midi, et l'information a été diffusée par une annonce AFP à 16 heures.Pour la copie du jugement et les informations complémentaires, il va falloir attendre.Pour la responsabilité des intervenants, elle nous inquiète car il est de plus plus prouvé que la responsabilité retombe toujours sur l'intervenant. Nous allons voir comment réagit la Direction.Affaire à suivre donc.
Répondre
D
Peux on avoir une copie de jugement et des informations complémentaires concernant la condamnation de l'inspecteur dans les agences pour diffusion.  Il s'agit la d'une condanmation lourde qui merite plus que 10 lignes et qui met bien en avant que c'est bien NOTRE RESPONSABILITE qui est mises en cause en cas d'incident.
Répondre